Certaines personnes se demandent comment on peut se fier aux produits de santé naturels présents sur le marché au Canada, en général, et à ceux de Maison Jacynthe, en particulier. Il importe donc de s’attarder aux principaux facteurs qui sont impliqués.
Un brin d’histoire
C’est en novembre 1998 que le Comité permanent de la santé du gouvernement canadien, présidé par Joseph Volpe à l’époque, a livré un rapport intitulé « Les produits de santé naturels : une nouvelle vision » (1). Ce Rapport Volpe (comme il a été connu dès lors) proposait de créer une nouvelle catégorie de produits, distincte de celle des drogues (incluant les médicaments) et des aliments, au sein de la Loi sur les aliments et les drogues. Dès l’an 2000, le gouvernement canadien créait le Bureau des produits de santé naturels, qui était chargé de mettre en place une nouvelle réglementation afin d’encadrer l’usage de ces produits de santé naturels (PSN). Plus récemment, cet organisme est devenu la Direction des produits de santé naturels et sans ordonnance (DPSNSO) au sein de Santé Canada, englobant ainsi un éventail de produits d’autosoins, incluant les médicaments en vente libre (sans ordonnance), les biocides, les cosmétiques, les dentifrices et ainsi de suite (2).
En ce qui concerne plus spécifiquement les PSN, le Règlement sur les produits de santé naturels a pris effet le 1er janvier 2004 et visait à assurer aux citoyens canadiens que les PSN qui se retrouveraient sur le marché canadien soit de qualité, sûrs et efficaces. Un processus complet d’évaluation de tous les PSN, avant qu’ils soient mis en marché, a été mis en place, incluant notamment l’émission d’un numéro de produit naturel (NPN) attestant qu’un produit donné est conforme à la réglementation. L’implantation de la réglementation s’est échelonnée sur six ans afin d’évaluer graduellement tous les produits déjà sur le marché sans les retirer des tablettes. Cependant, depuis le 1er janvier 2010, aucun PSN ne peut être mis en marché avant d’être évalué par Santé Canada.
Aujourd’hui, le gouvernement canadien évalue les moyens d’alléger certains processus administratifs et réglementaires afin de mieux refléter le risque moins faible que représentent les PSN et les médicaments sans ordonnance, relativement aux médicaments sur ordonnance, par exemple (3). Il reste que la qualité, l’innocuité et l’efficacité restent les trois piliers qui guident toujours Santé Canada et auxquels se conforme rigoureusement Maison Jacynthe.
La qualité des PSN : Un incontournable porté aux plus hauts niveaux par Maison Jacynthe
Un des défis auxquels le Rapport Volpe a fait face lors de ses travaux concernait la grande variabilité dans la qualité des produits qui se retrouvaient à l’époque sur le marché au Canada. Le Règlement sur les produits de santé naturels a donc mis en place des balises strictes pour s’assurer que les PSN soient de la meilleure qualité possible, notamment par le biais de bonnes pratiques de fabrication exigeantes (4). Pour les plantes médicinales, par exemple, cela commence par la nécessité des fournisseurs de matières premières de fournir les preuves de l’identité de l’espèce utilisée. Il faut notamment se fier aux standards botaniques (identification scientifique de la plante, propriétés organoleptiques et autres) et sur l’utilisation du nom binomial latin. Effectivement, les noms communs de certaines plantes peuvent faire référence à plusieurs espèces avec des activités biologiques différentes. Prenez le ginseng par exemple : il existe deux espèces de vrais ginseng (famille des Panax), soit le ginseng asiatique (Panax ginseng) et le ginseng américain (Panax quinquefolius). Bien que d’autres « ginsengs », comme le ginseng sibérien (Eleutherococcus senticosus), puissent partager certaines propriétés, notamment adaptogènes, ce sont des espèces complètement différentes.
Au niveau des vitamines, minéraux ou autres composés naturels (par exemple, extraits ou substances dérivés des plantes, animaux, champignons ou autres organismes), les fournisseurs doivent livrer un certificat d’analyse qui prouve leur identité, leur qualité et l’absence de contaminants. Ainsi, au Canada, on peut se fier que les PSN portant un NPN contiennent la bonne plante ou les bons composés naturels.
Chez Maison Jacynthe, on pousse le processus un cran plus loin en privilégiant les produits de sources naturelles (non synthétisés en laboratoire) ou issus de la culture biologique (par exemple, plantes médicinales cultivées sans pesticides nocifs), dans la mesure où ces produits soient disponibles sur le marché international. La grande qualité de tous les produits, incluant les PSN, est une philosophie inéluctable chez Maison Jacynthe.
L’innocuité des PSN : Une question de sécurité pour la santé des consommateurs.
L’autre aspect pour lequel Santé Canada a mis en place des normes de qualité importantes pour les PSN concerne l’innocuité. Comme mentionné, il faut s’assurer que les PSN soient sécuritaires. Tous les PSN doivent notamment démontrer leur identité et l’absence de contaminants (par exemple, pesticides, métaux lourds, microbes).
Lorsqu’on parle de PSN, on parle aussi de produits qui ont une activité biologique ou pharmacologique et qui auront donc un impact sur la santé et le bien-être du consommateur. Évidemment, il importe que cet impact soit positif! Paracelse, médecin suisse et pionnier de la toxicologie moderne, est connu pour sa déclaration que « Toutes les choses sont des poisons, et rien n'est sans poison; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison » (5). C’est ainsi que Santé Canada doit aussi s’assurer que les PSN contiennent des doses sécuritaires, en deçà des seuils potentiellement toxiques. À cet effet, Santé Canada a élaboré un grand nombre de monographies qui établissent les balises réglementaires pour l’usage d’une plante, d’une vitamine, d’un minéral ou d’un produit naturel donné (6). Ces monographies présentent notamment une fourchette des doses recommandées qui sont basées sur les usages traditionnels et les évidences scientifiques. Cela permet donc d’assurer une innocuité pharmacologique.
Il importe ici d’insister sur le fait de respecter la posologie indiquée sur l’étiquette des PSN. Effectivement, ce n’est pas parce que les PSN sont « naturels » qu’ils ne sont pas pharmacologiquement actifs et potentiellement dangereux si on en consomme plus que la dose recommandée.
L’efficacité des PSN : Une question de preuves et de proportions.
Tel que mentionné, Santé Canada exige que les PSN contiennent des ingrédients actifs se situant dans une fourchette de doses qui ont donné des effets notables mais sécuritaires selon les usages traditionnels ou les résultats obtenus dans les études cliniques (doses dites thérapeutiques). À ces doses, les monographies de Santé Canada présentent les allégations santé qui sont permises, toujours selon les preuves connues. Pourtant, dans certains produits contenant plusieurs ingrédients, on retrouve certains de ces ingrédients à des doses en deçà de la limite inférieure des doses reconnues comme efficaces. Plusieurs personnes se demandent donc si de tels produits sont volontairement sous-dosés et potentiellement inefficaces.
Au contraire, ceci réfère à des concepts importants en pharmacologie. Effectivement, lorsque combinés, certains ingrédients peuvent voir leurs activités s’additionner (effet additif) ou se multiplier (effet synergique). Dans un mélange d’ingrédients qui partagent une activité biologique semblable, si l’on devait mettre chaque ingrédient à sa dose thérapeutique, on risquerait d’obtenir des effets exagérés et potentiellement nocifs pour la santé (interaction pharmacodynamique). C’est pourquoi Santé Canada exige qu’au moins un ingrédient soit présent dans une dose thérapeutique afin de permettre les allégations santé associées. D’autres ingrédients avec une activité biologique similaire peuvent être présents sous leur dose thérapeutique minimale. Ces ingrédients sous-thérapeutiques doivent quand même être déclarés comme ingrédients médicinaux s’ils soutiennent l’usage recommandé, et donc l’allégation santé permise. En résumé, dans une formulation contenant plusieurs ingrédients, au moins un de ces ingrédients doit être présent dans une dose thérapeutique, les autres pouvant être présents à des doses inférieures mais appuyant quand même l’action biologique souhaitée. Ceci assure donc l’efficacité du mélange total.
L’autre aspect qui amène des questionnements chez les consommateurs de PSN concerne le mode de préparation de la plante médicinale qui est présente dans le produit (la forme posologique). Au plus simple, on peut retrouver une partie de la plante séchée et réduite en poudre (par exemple, de la poudre de rhizome du curcuma). Il peut également s’agir d’un extrait, où une partie ou la totalité de la plante est normalement broyée et mélangée avec un liquide appelé solvant (par exemple, l’eau, l’alcool, le vinaigre ou même le miel). L’extrait peut ensuite être laissé sous forme liquide ou être asséché pour produire une poudre, qui est souvent mise en capsule. L’extrait peut être laissé dans cet état brut ou être normalisé (ou standardisé, selon l’anglicisme commun). Dans ce dernier cas, il existe des composés actifs qui ont été identifiés dans la plante. Ces composés actifs sont mesurés et une fourchette de doses est établie pour assurer l’efficacité.
Certaines personnes considèrent que les extraits normalisés représentent le « summum » des produits et garantissent une meilleure efficacité. Bien que ceci puisse être vrai dans certains cas, il faut savoir que les composés actifs ne sont pas connus, ni établis comme responsables de l’activité biologique, pour un grand nombre de plantes médicinales. Ceci rend la normalisation impossible. Il faut aussi comprendre que, quand on procède à une extraction, on concentre certains composés et on en perd d’autres. Ainsi, certains consommateurs préfèrent les préparations plus brutes (simple poudre ou teinture-mère), qui se rapprochent des usages traditionnels, alors que d’autres recherchent les extraits normalisés. L’un peut être aussi efficace que l’autre; tout est question de dose.
Finalement, on peut aussi obtenir des préparations concentrées en certains principes actifs en procédant à une fermentation. Dans ce cas, ce sont des micro-organismes (souvent des bactéries ou des levures) qui agissent sur la préparation de plante brute pour dégager des composés actifs. Ceci peut être aussi efficace que les procédés d’extraction déjà mentionnés.
Chez Maison Jacynthe, on utilise tous ces types de préparations selon la formulation de nos produits et l’effet recherché. Une chose est sûre : nous nous assurons que tous nos produits rencontrent les normes de Santé Canada en termes d’efficacité.
En conclusion, vous pouvez être confiants que tous les PSN préparés par Maison Jacynthe soient de la meilleure qualité, sécuritaires (en respectant la posologie) et efficaces.
Références
1. https://www.noscommunes.ca/DocumentViewer/fr/36-1/HEAL/rapport-2 (consulté le 20 juillet 2026).
2. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/organisation/a-propos-sante-canada/directions-generales-agences/direction-generale-produits-sante-aliments/direction-produits-sante-naturels-sans-ordonnance.html (consulté le 20 juillet 2026).
3. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/naturels-sans-ordonnance.html (consulté le 20 juillet 2026).
4. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/conformite-application-loi/bonnes-pratiques-fabrication/documents-orientation/lignes-directrices-produits-sante-naturels-0158.html (consulté le 20 juilllet 2026).
5. Grandjean P. Paracelsus Revisited: The Dose Concept in a Complex World. Basic Clin. Pharmacol. Toxicol. 2016;119:126–132.
6. https://webprod.hc-sc.gc.ca/nhpid-bdipsn/monosReq?monotype=single (consulté le 21 juillet 2026).
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