La science confirme de plus en plus ce que même Hippocrate disait il y a plus de 2000 ans, l’intestin a un rôle énorme à jouer dans la santé globale. Ayant eu à prendre des antibiotiques pour une infection (qui étaient plus que nécessaires!), je me suis retrouvée par la suite avec des symptômes digestifs très incommodants. Suite à mes nombreuses recherches et lectures de différents spécialistes, j’ai finalement entrepris un protocole de réparation de mon intestin m’ayant permis de retrouver un confort intestinal.
Je vous ferai donc part de ma compréhension des différents suppléments expliquant mes choix et comment j’y suis parvenue. Je tiens toutefois à rappeler que chaque personne est unique et doit toujours valider que cela convient à sa situation. Les symptômes digestifs peuvent aussi être causés par des conditions plus graves nécessitant un traitement médical, il faut donc toujours écarter cette possibilité avant d’entreprendre une démarche comme celle-ci.
Indices d’un intestin ou microbiote non optimal1
- Ballonnements et gaz
- Constipation ou diarrhée
- Douleurs abdominales
- Intolérances alimentaires
- Affections cutanées
- Troubles de l’humeur
- Troubles auto-immuns
- Changement de poids
- Brouillard mental
- Fatigue chronique
Réparation selon une approche 4R
Retirer : Comme il est contreproductif de réparer l’intestin si nous sommes constamment en contact avec ses agresseurs, la première étape vise à les retirer. Parmi ceux-ci, nous retrouvons : chlore contenu dans l’eau, alcool, additifs alimentaires, pesticides, certains médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-acides, anti-dépresseurs…), allergènes alimentaires, sucres, constipation, hypochlorhydrie, etc. Notez toutefois qu’il ne faut jamais cesser une médication sans l’avis d’un professionnel de la santé, ceux-ci peuvent être nécessaires malgré leurs effets sur l’intestin.
Remplacer : Pour faciliter le travail de digestion, une aide apportée par des enzymes digestives peut limiter le passage de molécules non digérées jusqu’au côlon, où se trouve le microbiote. S’assurer de la bonne production de sucs digestifs comme la bile et les sucs gastriques et pancréatiques aidera également à la digestion.
Ré-inoculer : Il s’agit de l’étape où nous supportons spécifiquement le microbiote par l’ajout de probiotiques pouvant provenir de suppléments ou d’aliments fermentés (légumes lactofermentés, kimchi, choucroute, kombucha, kéfir, miso, damari, tempeh…). À cela on ajoute des prébiotiques (fibres) pour soutenir leur implantation et nourrir un microbiote sain.
Réparer : Bonne nouvelle, les cellules de l’intestin se renouvellent tous les 3 à 5 jours. Il est donc tout à fait possible de réparer la barrière intestinale, en autant de supporter cette réparation par les bons nutriments qui lui sont nécessaires. Ceux-ci comprendront entre autres la L-glutamine, le zinc et le collagène. Calmer l’inflammation par le jus d’aloès et la réglisse peut aussi être pertinent.
Les différents outils
- Enzymes digestives : Nous produisons nous-mêmes des enzymes digestives dans nos différents sucs digestifs, mais cette production n’est parfois pas optimale. Soutenir temporairement la digestion par l’ajout d’enzymes digestives peut permettre une meilleure dégradation des aliments, pour moins d’irritation de l’intestin.
- Probiotiques : Les suppléments de probiotiques sont des souches de bactéries étudiées pour soutenir un microbiote sain en aidant à rééquilibrer les bonnes et moins bonnes bactéries.
- Jus d’aloès : Le jus d’aloès contient entre autres des polysaccharides et des antioxydants. Il est reconnu pour soulager l’inflammation du tractus gastro-intestinal. On le dit également émollient et cicatrisant.
- Réglisse : Par ses différentes molécules comme la glycyrrhizine et différents saponines et flavonoïdes, la réglisse est reconnue pour ses effets anti-inflammatoires local et systémique. En plus d’aider à soulager l’inflammation, elle stimule la production du mucus protecteur de la muqueuse digestive.
- L-Glutamine : La glutamine n’aide pas seulement à la réparation musculaire. Son utilisation pour la réparation intestinale est de plus en plus reconnue. Prise à jeun, elle peut être captée par les cellules intestinales qui s’en serviront comme source d’énergie, favorisant leur réparation.
- Collagène : Le collagène, par les acides aminés qu’il contient, favorise la réparation tissulaire. Il aide donc au niveau articulaire, mais également au niveau de la muqueuse digestive.
- Zinc : Le zinc est un cofacteur essentiel à de nombreuses réactions de réplication et de réparation cellulaire. Il est impliqué également au niveau des jonctions serrées entre les cellules intestinales et comme cofacteur pour la production de l’acide chlorhydrique au niveau de l’estomac.
- Fibres solubles : Les fibres solubles servent de nourriture aux bactéries du microbiote intestinal, on les appelle donc des prébiotiques. Il en existe différentes sortes comme le mélange de «Fibres essentielles» contenant entre autres le psyllium et l’orme rouge. Ces fibres ont la particularité de former un mucilage qui aura un effet protecteur et apaisant sur la muqueuse, en plus de pouvoir capter certains déchets et d’aider au niveau de la glycémie et du cholestérol. D’autres fibres, comme les fibres d’acacia, seront également d’excellent prébiotiques pour le microbiote, mais n’auront pas les bienfaits du mucilage.
- AMI : Le cascara sagrada, ingrédient médicinal de l’AMI, est riche en anthraquinones. Cette molécule a un effet “irritant” sur la muqueuse, activant le péristaltisme et la libération d’eau dans les selles. Il est possible de développer une accoutumance au cascara sagrada, c’est pour cette raison que son utilisation se doit d’être occasionnelle, le temps de retrouver un bon transit intestinal par la mise en place d’autres interventions.
Ma routine quotidienne
Le matin, à jeun :
- Prise des fibres essentielles dans un peu d’eau, en augmentant très graduellement la quantité au fil des semaines.
- Dans un grand verre d’eau suivant les fibres pour permettre la production du mucilage, je mélangeais la glutamine, le collagène (avec saveur pour ma part, seulement 2 c. à thé) et le jus d’aloès.
Déjeuner (environ 2h plus tard) :
- Dans mon shake de protéines, j’ajoutais les probiotiques pour enfants. Comme ils sont en poudre, je préférais les prendre de cette façon pour “tamponner” l’acidité de l’estomac et favoriser leur survie.
- C’est également ici que j’aurais pris l’extrait de réglisse «Soulagement de l’inflammation - Estomac & Intestin». Comme c’est une plante dite “tonique des surrénales” en herboristerie traditionnelle, je la préfère tôt en journée pour bénéficier de son effet énergisant.
Dîner :
- C’est à ce moment que je prends tout le reste de mes suppléments, incluant le zinc & cuivre, mais aussi les oméga 3 et la vitamine D qui sont également bénéfiques pour l’intestin et le microbiote.
- Fontaine de jouvence : Encore une dose de collagène (3 c. à thé à ce moment-ci) pour soutenir la réparation tissulaire, bonifiée du complet, source riche d’antioxydants comme les polyphénols nourrissant le microbiote. Le sérum à boire est également très intéressant pour le microbiote intestinal.
Avant le souper :
- Comme je prenais seulement de petites quantités de fibres le matin à jeun, j’appréciais en rajouter avant le souper pour augmenter la tolérance. Prises avant un repas, les fibres solubles qui produisent un mucilage aident à ralentir l’absorption des glucides et à capter les sels biliaires, d’où leur effet reconnu sur le cholestérol.
Coucher :
- C’est à ce moment que je prenais l’AMI, temporairement, le temps de retrouver un bon transit régulier.
1 https://andreannemartin.com/blogue/10-signes-dun-microbiote-en-mauvaise-sante/
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