Comment prendre soin de ses mitochondries ?

Jacynthe René bien-être et santé mitochondriale

Fatigue, énergie, muscles, cerveau, vieillissement… Derrière plusieurs de ces sujets se trouvent de minuscules structures présentes dans presque toutes nos cellules : les mitochondries.

On les décrit souvent comme les « centrales énergétiques » de nos cellules.

Mais que font-elles réellement? Et surtout : peut-on prendre soin de nos mitochondries ?

La réponse est oui. Et la première chose à savoir est qu’il n’existe pas une vitamine miracle pour les mitochondries.

L’activité physique, l’alimentation, le sommeil et certains nutriments participent tous au maintien d’un métabolisme énergétique normal.

Que sont les mitochondries ?

Les mitochondries sont de petites structures présentes à l’intérieur de la majorité de nos cellules.

L’une de leurs fonctions essentielles est de transformer l’énergie provenant des nutriments que nous mangeons en une forme directement utilisable par nos cellules : l’ATP (adénosine triphosphate).

Cette énergie sert pratiquement partout : aux contractions musculaires, au fonctionnement du cerveau, aux réactions métaboliques et au maintien de nos fonctions cellulaires.

Les mitochondries ne servent toutefois pas seulement à produire de l’énergie. Elles participent aussi à de nombreux processus cellulaires, notamment à la gestion du stress oxydatif et à la signalisation cellulaire.

Pourquoi les mitochondries deviennent-elles si intéressantes avec l’âge ?

Le fonctionnement mitochondrial évolue au cours du vieillissement.

Avec l’âge, plusieurs changements peuvent toucher leur nombre, leur efficacité, leur capacité à produire de l’énergie et leur capacité à renouveler leurs composantes endommagées.

Mais cela ne signifie pas que nous sommes impuissants. Nos mitochondries sont extraordinairement adaptables. Et l’un des moyens les mieux documentés pour stimuler cette adaptation est étonnamment simple : bouger.

1. L’exercice : probablement le meilleur « entraînement » pour nos mitochondries

Lorsque nous demandons davantage d’énergie à nos muscles, ceux-ci s’adaptent.

L’exercice peut stimuler la biogenèse mitochondriale, c’est-à-dire les mécanismes par lesquels nos cellules augmentent et renouvellent leur appareil mitochondrial.¹ ²

L’entraînement d’endurance est particulièrement étudié, mais l’entraînement par intervalles et la musculation participent également aux adaptations métaboliques.¹ ²

Autrement dit : plus nous utilisons intelligemment notre capacité à produire de l’énergie, plus notre organisme s’adapte à cette demande.

2. Les vitamines B : essentielles au métabolisme énergétique

Plusieurs vitamines du groupe B jouent un rôle essentiel dans les réactions qui permettent à notre organisme de transformer les glucides, les lipides et les protéines en énergie.

La B1 (thiamine) intervient notamment dans le métabolisme des glucides.

La B2 (riboflavine) participe aux réactions d’oxydoréduction nécessaires à la production d’énergie.

La B3 (niacine) est précurseur du NAD et du NADP, deux coenzymes fondamentales du métabolisme cellulaire.

La B5 entre dans la composition de la coenzyme A.

La B6, la biotine, le folate et la B12 interviennent dans de nombreuses autres voies métaboliques essentielles.

Pourquoi choisir un complexe B avec des formes méthylées ?

Toutes les formes de vitamines B ne sont pas identiques.

Pour certaines vitamines, il existe des formes déjà biologiquement actives ou directement utilisables dans des voies métaboliques importantes. C’est notamment le cas du 5-MTHF (5-méthyltétrahydrofolate) pour le folate et de la méthylcobalamine pour la vitamine B12.

Le 5-MTHF présente notamment l’intérêt de fournir le folate sous une forme qui ne nécessite pas la conversion de l’acide folique en 5-MTHF avant d’entrer dans le cycle du folate.

C’est pourquoi, chez Maison Jacynthe, nous privilégions un complexe B utilisant des formes actives et méthylées soigneusement choisies.

Elles ne « donnent » pas de l’énergie comme le ferait un stimulant. Elles participent aux mécanismes mêmes qui permettent à nos cellules de produire et d’utiliser l’énergie.

3. Le magnésium : indispensable à l’énergie

Le magnésium est nécessaire à des centaines de réactions enzymatiques et joue un rôle fondamental dans le métabolisme énergétique.

Il intervient notamment dans la glycolyse et la phosphorylation oxydative - le processus mitochondrial qui permet de produire une grande partie de notre ATP.

Fait particulièrement intéressant : dans nos cellules, l’ATP est principalement utilisé sous forme de complexe avec le magnésium (Mg-ATP).

Pourquoi choisir le bisglycinate de magnésium ?

La forme du magnésium compte également.

Le bisglycinate de magnésium est une forme chélatée : le magnésium est lié à deux molécules de glycine.

Les formes organiques ou chélatées de magnésium présentent généralement une meilleure biodisponibilité que certaines formes moins solubles, comme l’oxyde de magnésium.

Le bisglycinate est également apprécié pour sa bonne tolérance digestive.

C’est la forme que nous privilégions chez Maison Jacynthe.

Ainsi, lorsqu’on parle de mitochondries, le magnésium n’est pas simplement le minéral que l’on associe au calme, aux muscles ou au sommeil. Il se trouve au cœur même de la façon dont nos cellules utilisent leur énergie.

4. La CoQ10 : au cœur de la chaîne de production d’énergie

La coenzyme Q10, ou CoQ10, est naturellement présente dans notre organisme.

Elle possède une fonction particulièrement intéressante : elle participe directement à la chaîne de transport des électrons à l’intérieur des mitochondries.

Cette chaîne est essentielle à la phosphorylation oxydative et donc à la production d’ATP. La CoQ10 possède également des propriétés antioxydantes.

On la présente parfois comme un supplément miracle contre le vieillissement. Ce serait aller trop loin. Mais son rôle biologique dans la mitochondrie, lui, est bien établi.

5. Le NMN et le NAD+ : pourquoi en parle-t-on autant ?

C’est probablement l’un des sujets les plus fascinants de la recherche actuelle sur le vieillissement.

Le NMN - nicotinamide mononucléotide - est un précurseur du NAD+.

Et le NAD+ est une molécule fondamentale.

Il agit comme coenzyme dans de nombreuses réactions métaboliques et joue un rôle majeur dans les réactions qui permettent aux cellules de transformer les nutriments en énergie.

Sans NAD+, une partie importante du métabolisme énergétique ne peut tout simplement pas fonctionner normalement.

Pourquoi le NAD+ intéresse-t-il autant les chercheurs ?

Parce que les concentrations de NAD+ peuvent évoluer avec l’âge et parce que cette molécule intervient dans de nombreuses voies associées au métabolisme, à la réparation cellulaire et au fonctionnement mitochondrial.

L’idée derrière le NMN est donc de fournir à l’organisme un précurseur à partir duquel il peut fabriquer du NAD+.

Des essais cliniques chez l’humain montrent que la supplémentation en NMN peut augmenter les concentrations de NAD dans le sang.³ ⁴

Le NMN est donc particulièrement intéressant comme précurseur du NAD+ et pour son lien avec le métabolisme énergétique, mais la recherche continue.³ ⁴ ⁷

6. Créatine : transporter rapidement l’énergie là où le muscle en a besoin

La créatine possède elle aussi une relation fascinante avec notre système énergétique cellulaire.

La phosphocréatine agit comme une réserve permettant de régénérer rapidement l’ATP, particulièrement lorsque les besoins énergétiques augmentent brusquement.

Le système créatine-phosphocréatine contribue ainsi à transporter et tamponner l’énergie entre les endroits où l’ATP est produit - notamment les mitochondries - et ceux où il est utilisé.

C’est notamment ce qui explique l’intérêt de la créatine pour les efforts musculaires courts et intenses.

7. Et les antioxydants ?

Les mitochondries produisent naturellement des espèces réactives de l’oxygène lorsqu’elles fonctionnent.

Cela n’est pas automatiquement mauvais.

À petite dose, ces molécules jouent même un rôle dans la signalisation qui permet à nos cellules de s’adapter, notamment à l’exercice.

Notre organisme possède donc ses propres systèmes antioxydants.

L’objectif n’est pas de supprimer toute oxydation, mais de maintenir un équilibre entre production et défense antioxydante.

C’est une autre raison de favoriser d’abord une alimentation riche et variée plutôt que de chercher à empiler de fortes doses d’antioxydants isolés.

8. L’alimentation fournit le carburant

Les mitochondries ne créent pas l’énergie à partir de rien.

Elles utilisent les produits issus du métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.

Une alimentation suffisamment nutritive doit donc fournir à la fois l’énergie nécessaire, les protéines et acides aminés, les vitamines, les minéraux, les acides gras essentiels et les composés nécessaires aux nombreuses enzymes du métabolisme.

Parler de santé mitochondriale sans parler d’alimentation serait donc incomplet.

9. Et le sommeil ?

Nos mitochondries et notre rythme veille-sommeil sont intimement liés.

Des recherches montrent que la privation de sommeil peut affecter différents paramètres du métabolisme mitochondrial et augmenter le stress oxydatif.

Le sommeil participe également à la régulation hormonale, à la récupération et au métabolisme énergétique général.

Prendre soin de son énergie le jour commence aussi par prendre soin de sa nuit.

Peut-on vraiment « booster » ses mitochondries ?

Le terme est séduisant, mais il peut être trompeur.

Nos mitochondries ne sont pas un moteur auquel il suffirait d’ajouter un supplément pour augmenter instantanément la puissance.

Elles répondent à notre environnement, à l’exercice, à la disponibilité des nutriments, au sommeil, à notre état métabolique.

Certains nutriments - notamment les vitamines B, le magnésium et la CoQ10 - occupent des fonctions précises dans les mécanismes de production d’énergie.⁵ ⁶

Le NMN fournit quant à lui un précurseur du NAD+, cofacteur essentiel du métabolisme énergétique.

Et la créatine participe à notre capacité à régénérer rapidement l’ATP.

À retenir

Pour prendre soin de ses mitochondries, il n’y a pas un geste spectaculaire.

Il y a plutôt plusieurs leviers qui travaillent ensemble : bouger régulièrement, préserver sa masse musculaire, bien dormir et fournir à nos cellules les nutriments dont elles ont besoin pour produire de l’énergie.

Et lorsqu’on comprend ce que font nos mitochondries, la notion d’« énergie » prend soudainement un tout autre sens.

L’énergie ne commence pas dans notre tasse de café. Elle commence dans nos cellules.

Article suivant à lire : Pourquoi nos mitochondries peuvent-elles moins bien fonctionner ? On peut être jeune et avoir l’impression de ne pas avoir accès à son énergie.

Références

  1. The Impact of Exercise on Mitochondrial Biogenesis in Skeletal Muscle: A Systematic Review and Meta-Analysis — 2025.
  2. Effects of Exercise Training on Mitochondrial and Capillary Growth in Human Skeletal Muscle: A Systematic Review and Meta-Regression.
  3. Effects of Nicotinamide Mononucleotide Supplementation on Metabolic Parameters: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials.
  4. Effects of Nicotinamide Mononucleotide Supplementation on Muscle and Metabolic Outcomes in Middle-Aged and Older Adults: A Meta-Analysis.
  5. Magnesium in Human Health and Disease — revue scientifique sur les fonctions physiologiques du magnésium, notamment son rôle dans le métabolisme énergétique.
  6. Coenzyme Q10 and Mitochondrial Dysfunction in Diseases — revue scientifique portant notamment sur le rôle de la CoQ10 dans la chaîne respiratoire mitochondriale.
  7. Santé Canada — Nicotinamide Mononucleotide (NMN) : monographie reconnaissant le NMN comme précurseur du NAD+ et le NAD+ comme cofacteur important du métabolisme énergétique.

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