Un parfum est un ensemble de constituants odorant émis, généralement, par une fleur, un fruit, un champignon, une écorce ou encore un environnement. Concrètement, il s’agit de molécules (des assemblages d’éléments) qui forment un nuage. Quand nous sommes à proximité de ce nuage, nous percevons une odeur. Il existe deux types de procédés de parfums. Le parfum synthétique, dit de synthèse qui n’apporte qu’une odeur et le parfum naturel (à base d’huiles essentielles) vous apporte des vertus bienfaisantes et relaxantes. Dans cet article, nous allons discuter des ingrédients toxiques contenus dans les parfums de synthèse et leurs effets sur le corps. Puis les bénéfices d'un parfum élaboré exclusivement à partir des plus grands crus d'extraits végétaux naturels et d'huiles essentielles. 

Les parfums synthétiques ou « fragrances » représentent un mélange non identifié d’ingrédients, y compris des substances cancérigènes, des allergènes, des irritants respiratoires, des perturbateurs endocriniens, des produits chimiques neurotoxiques et des substances toxiques pour l’environnement.  (1)

Lors d'une enquête, Greenpeace a identifié deux principaux groupes de substances néfastes, soit les phtalates et les muscs synthétiques.

L’objectif de leur enquête était de quantifier l’usage des deux groupes de substances chimiques dans une sélection aléatoire de marques de parfum. Pour ce faire, Greenpeace a commandé à un laboratoire indépendant une recherche analytique de ces deux familles de composés chimiques sur 36 marques d’eau de toilette et d’eau de parfum. Les résultats confirment que plusieurs muscs de synthèse, et plus particulièrement les muscs polycycliques galaxolide (HHCB) et tonalide (AHTN), et plusieurs phtalates, surtout le phtalate de diéthyle (DEP), sont très largement utilisés par l’industrie du parfum. Ceci suggère que l’usage régulier de la plupart des parfums du commerce contribue de manière substantielle à l’exposition quotidienne, des individus, à ces substances chimiques dont certaines sont des contaminants reconnus du sang et du lait maternel. (2)

L'utilisation des parfums de synthèse peut causer des "effets secondaires", souvent inconnus par la majorité de ses utilisateurs. Voici les ingrédients toxiques à éviter dans vos parfums et cosmétiques, ainsi que leurs effets sur le corps:

• Phtalate de diéthyle (DEP) et autres esters de phtalate:
Le DEP est l’un des nombreux esters de phtalate d’usage courant. Il est utilisé, en particulier, dans une large gamme de cosmétiques et autres produits d’hygiène. Il est aussi employé en tant que dénaturant de l’alcool (pour rendre l’alcool impropre à la consommation). Bien que le DEP ait généralement été considéré de faible toxicité et qu’il ne semble pas présenter le même degré de toxicité pour l’appareil de reproduction que certains autres phtalates (en particulier le phtalate de bis), des études récentes soulèvent tout de même des préoccupations significatives quant à sa sûreté. Les effets à long terme d’une telle exposition directe et répétée au DEP ne sont pas encore bien compris. Cependant, des études récentes indiquent que des modifications de l’ADN des cellules du sperme sont plus prévalentes chez les individus qui montrent également des niveaux élevés de MEP dans les urines ; des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer s’il y a une relation de causalité. Plus récemment encore, des recherches ont identifié un lien possible entre l’exposition à deux métabolites de phtalate, le MEP et le MBP (phtalate de monobutyle), mesurés dans des échantillons d’urine, et un fonctionnement pulmonaire déficient chez les hommes adultes.  (2)
 
•  Musc synthétique (HHCB et AHTN):
Les muscs synthétiques sont des composés aromatiques industriels utilisés au lieu des muscs naturels, bien plus coûteux. Ils sont incorporés dans de nombreux produits quotidiens, dont des détergents, des rafraîchisseurs d’ambiance, des crèmes, des savons et des parfums. Les muscs synthétiques peuvent se concentrer dans les tissus vivants ; en effet, les muscs utilisés dans les parfums sont également détectés comme contaminants du sang humain et du lait maternel. Il existe de plus en plus de preuves que certains muscs nitrés et muscs polycycliques, dont ceux communément utilisés dans les parfums, sont capables d’interférer avec le système hormonal chez les poissons, les amphibiens et les mammifères, et peuvent exacerber les effets de l’exposition à d’autres substances toxiques. Bien que l’activité œstrogénique présentée par le HHCB et l’AHTN chez les mammifères soit relativement faible, des effets anti-œstrogènes ont été observés pour ces mêmes composés à des concentrations 100 fois plus faibles. 


 

 

(1) Référence

(2) Référence