Adaptogènes, santé cérébrale et métabolisme : comment certaines plantes soutiennent l’énergie et le vieillissement en santé

Adaptogènes, santé cérébrale et métabolisme : comment certaines plantes soutiennent l’énergie et le vieillissement en santé

Certaines plantes médicinales et composés naturels suscitent un intérêt croissant en recherche scientifique pour leur capacité à soutenir l’énergie, la résistance au stress et l’équilibre métabolique.

Pierre Haddad, docteur en pharmacologie, explique que plusieurs molécules présentes dans les plantes possèdent de nombreuses activités pharmacologiques, incluant des propriétés antioxydantes et anti inflammatoires, qui peuvent agir sur différents mécanismes biologiques importants pour la santé.

Certaines plantes adaptogènes, comme le basilic sacré, ainsi que plusieurs polyphénols végétaux, pourraient contribuer à soutenir à la fois la santé cérébrale et la santé métabolique, deux dimensions étroitement liées dans le vieillissement.

Basilic sacré : une plante adaptogène aux effets multiples

Le basilic sacré, aussi appelé Tulsi, occupe une place importante dans la médecine traditionnelle ayurvédique. Cette plante est classée parmi les adaptogènes, c’est à dire des plantes capables d’aider l’organisme à mieux s’adapter aux différentes formes de stress.

Plusieurs composés présents dans le basilic sacré possèdent des propriétés intéressantes pour le système nerveux. Parmi eux, certains flavonoïdes comme l’apigénine pourraient influencer la production d’une protéine appelée BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor).

Le BDNF joue un rôle essentiel dans plusieurs fonctions du cerveau :

  1. Croissance et survie des neurones

  2. Formation de nouvelles connexions neuronales

  3. Mémoire et apprentissage

Avec l’âge, les niveaux de BDNF ont tendance à diminuer, ce qui est associé à un risque accru de déclin cognitif et de troubles neurodégénératifs.

Polyphénols : des molécules protectrices pour le métabolisme

Plusieurs plantes médicinales contiennent des polyphénols, une grande famille de molécules végétales reconnues pour leurs propriétés antioxydantes.

Parmi les composés les plus étudiés, on retrouve notamment :

  1. La quercétine

  2. La mangiférine

  3. La curcumine

  4. Différents flavonoïdes présents dans les plantes et les fruits

Ces molécules peuvent agir sur plusieurs mécanismes biologiques impliqués dans les maladies métaboliques, incluant une modulation favorable du microbiote. De manière réciproque, le microbiote joue aussi un rôle important dans le métabolisme des polyphénols, avec une action bénéfique sur leur absorption et leurs effets biologiques.

Les études suggèrent que certains polyphénols pourraient :

  1. Réduire l’inflammation chronique

  2. Améliorer la sensibilité à l’insuline

  3. Protéger les cellules contre le stress oxydatif

  4. Soutenir la production d’énergie cellulaire

Ces effets sont particulièrement intéressants dans des conditions comme le diabète de type 2, l’obésité et le syndrome métabolique.

Les mitochondries : les centrales énergétiques des cellules

Les mitochondries sont des structures présentes dans presque toutes les cellules du corps. Elles produisent l’ATP, la molécule qui fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement cellulaire.

Le bon fonctionnement des mitochondries est essentiel pour maintenir un métabolisme efficace. Avec l’âge ou dans certaines conditions métaboliques, leur efficacité peut diminuer.

Cette diminution peut entraîner :

  1. Une baisse de la production d’énergie

  2. Une augmentation du stress oxydatif

  3. Une inflammation cellulaire

Certains composés végétaux, notamment des polyphénols, semblent contribuer à protéger les mitochondries et à améliorer leur efficacité énergétique.

Le lien entre métabolisme et santé du cerveau

La recherche montre de plus en plus clairement que le métabolisme et la santé cérébrale sont étroitement liés.

Des troubles métaboliques comme :

  1. L’insulinorésistance

  2. L’obésité

  3. L’inflammation chronique

sont aujourd’hui considérés comme des facteurs pouvant contribuer au déclin cognitif.

Les approches nutritionnelles et les plantes médicinales capables d’agir sur ces mécanismes suscitent donc un intérêt croissant dans les stratégies de prévention.

Les plantes adaptogènes et plusieurs composés naturels présents dans les aliments et les plantes médicinales possèdent des propriétés biologiques intéressantes pour la santé.
Le basilic sacré, les polyphénols et différents flavonoïdes illustrent bien comment certaines molécules végétales peuvent agir sur la santé cérébrale, le métabolisme et la production d’énergie cellulaire.

Comme le rappelle Pierre Haddad, docteur en pharmacologie, ces approches ne remplacent pas les bases d’un mode de vie sain. Elles représentent plutôt des outils intéressants à inclure dans une stratégie globale qui comprend une alimentation équilibrée, l’activité physique régulière, un bon sommeil et une gestion adéquate du stress.

À propos de Pierre Haddad

Pierre S. Haddad détient un doctorat (Ph.D.) en pharmacologie de l'Université de Montréal. Il effectue depuis plus de 40 ans des recherches scientifiques dans le milieu universitaire québécois et international (Autriche, États-Unis). Ses travaux portent depuis plus de 25 ans sur les produits de santé naturels, la médecine traditionnelle et les mécanismes d’action des plantes médicinales, notamment dans le contexte des maladies métaboliques telles que le diabète et l’obésité. Il a reçu des prix et distinctions de la part du milieu académique, de celui de la recherche ainsi que d'associations de praticiens en approches complémentaires. Il agit actuellement comme directeur scientifique intérimaire auprès de Maison Jacynthe.

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