Le collagène est partout. Dans les poudres, les boissons, les soins, les suppléments beauté.
Mais derrière toutes les promesses, est-ce que prendre du collagène fonctionne vraiment ?
La réponse courte est : oui. Des études¹ ³ en rapportent les bénéfices, particulièrement pour la peau et les articulations.
Mais tous les collagènes ne se ressemblent pas, et tous les bénéfices qu’on leur attribue ne sont pas appuyés par le même niveau de preuves.
Qu’est-ce que le collagène ?
Le collagène est la protéine structurelle la plus abondante de notre organisme.
On le retrouve notamment dans la peau, les os, les tendons, les ligaments, le cartilage et d’autres tissus conjonctifs.
Notre corps en fabrique naturellement à partir des acides aminés que nous consommons. Mais avec l’âge, la production et l’organisation du collagène changent.
Dans la peau, cela contribue progressivement à une diminution de la fermeté et de l’élasticité et à l’apparition des rides.
C’est ce qui explique en partie l’intérêt pour les peptides de collagène.
Pourquoi choisir du collagène hydrolysé ?
Le collagène natif est une très grosse protéine.
Lorsqu’il est hydrolysé, il est fragmenté en peptides beaucoup plus petits.
Après ingestion, ces peptides sont digérés et absorbés sous forme d’acides aminés et de petits peptides. Certains peptides dérivés du collagène peuvent être retrouvés dans la circulation après ingestion.
C’est pourquoi la majorité des recherches sur les suppléments de collagène utilisent des peptides de collagène hydrolysé.
1. Est-ce que le collagène fonctionne pour la peau ?
Plusieurs essais cliniques et méta-analyses ont observé des améliorations de paramètres comme l’hydratation et l’élasticité de la peau après la consommation régulière de collagène hydrolysé.¹
Une méta-analyse de 26 essais randomisés regroupant 1 721 participants a notamment observé des améliorations significatives de l’hydratation et de l’élasticité cutanées avec le collagène hydrolysé.¹
Mais la littérature n’est pas parfaite : les formulations, les doses et la durée des études varient et plusieurs essais sont financés par l’industrie.¹
On peut donc dire que les résultats sont encourageants, particulièrement pour l’hydratation et l’élasticité, sans présenter le collagène comme une solution miracle.¹
2. Est-ce que le collagène peut diminuer les rides ?
Certaines études observent également une amélioration de l’apparence des rides.¹
C’est cohérent avec le rôle structurel du collagène dans le derme, mais il faut garder une nuance importante : boire du collagène ne signifie pas que celui-ci voyage directement jusqu’à une ride pour la « remplir ».
Le processus est beaucoup plus complexe.
Les peptides sont digérés, absorbés et utilisés par l’organisme. Certaines données expérimentales suggèrent également que des peptides spécifiques pourraient agir comme signaux biologiques auprès des fibroblastes, les cellules responsables notamment de la production de composants de la matrice extracellulaire.
On apporte donc des peptides et des acides aminés à l’organisme; c’est ensuite lui qui fait le travail.
3. Et pour les articulations ?
C’est l’autre domaine où le collagène est particulièrement étudié.² ³
Des essais cliniques ont évalué les peptides de collagène chez des personnes souffrant notamment d’inconfort articulaire ou d’arthrose.² ³
Certaines méta-analyses rapportent des améliorations de la douleur et de la fonction dans l’arthrose du genou.²
Le collagène ne doit toutefois pas être présenté comme un traitement capable de reconstruire à lui seul un cartilage endommagé.
Il peut plutôt faire partie d’une approche globale comprenant l’activité physique, le maintien de la force musculaire, l’alimentation et, lorsque nécessaire, un suivi médical.
4. Et les cheveux ?
On entend énormément parler du collagène pour les cheveux, mais les preuves cliniques sont beaucoup moins solides que pour certains paramètres de la peau.
Les cheveux sont principalement constitués de kératine, et non de collagène.
Cela ne signifie pas que l’alimentation ou les protéines n’ont aucune importance pour les cheveux. Au contraire. Mais nous n’avons pas actuellement le même niveau de preuves permettant d’affirmer que boire du collagène rend directement les cheveux plus abondants.
C’est exactement pour cela qu’il faut distinguer ce que l’on espère d’un supplément de ce que la recherche a réellement démontré.
5. Pourquoi l’associer à l’acide hyaluronique ?
C’est l’une des clés de notre formule.
Le collagène et l’acide hyaluronique sont tous deux naturellement présents dans nos tissus, où ils jouent des rôles différents et complémentaires.
Le collagène contribue à la structure, à la fermeté et à l’élasticité des tissus, tandis que l’acide hyaluronique est reconnu pour sa remarquable capacité à retenir l’eau et à soutenir l’hydratation.
C’est précisément pour cette complémentarité que nous avons choisi de réunir 10 g de peptides de collagène marin hydrolysé et de l’acide hyaluronique dans un même geste quotidien.
Structure + hydratation : deux fonctions complémentaires réunies dans notre formule.
6. Quelle quantité de collagène prendre ?
Les études sur les peptides de collagène utilisent différentes quantités selon l’objectif et le produit étudié.¹ ³
Pour la peau, plusieurs essais ont utilisé des doses de quelques grammes par jour.¹
Dans d’autres contextes, notamment musculosquelettiques, des quantités plus élevées sont fréquemment étudiées.² ³
Notre collagène marin fournit 10 g de peptides de collagène par portion, accompagnés d’acide hyaluronique.
Et comme pour beaucoup d’interventions nutritionnelles, ce n’est pas une prise occasionnelle qui a été étudiée : la régularité compte.¹ ³
7. Au bout de combien de temps peut-on voir une différence ?
Pour la peau, certaines études rapportent des améliorations de l’hydratation après environ 4 à 8 semaines, tandis que les changements concernant l’élasticité et l’apparence des rides sont généralement évalués après 8 à 12 semaines.¹
Pour les articulations, il faut souvent être plus patient. Les essais cliniques évaluent généralement les effets après environ 3 à 6 mois de supplémentation régulière, selon les populations et les paramètres étudiés.² ³
L’essentiel est donc la constance : 10 g de peptides de collagène chaque jour, plutôt qu’une prise occasionnelle.
Le collagène accompagne des processus biologiques qui prennent du temps. C’est un rituel quotidien dont les bénéfices se construisent progressivement.
Alors, est-ce que le collagène fonctionne vraiment ?
Oui, mais il faut préciser ce que l’on entend par “fonctionner”.
Les données sont particulièrement intéressantes pour certains paramètres de la peau, notamment son hydratation et son élasticité.¹ Des données existent également pour certains inconforts articulaires.² ³
Pour d’autres promesses très répandues - notamment concernant les cheveux - les preuves sont encore insuffisantes pour être aussi affirmatif.
Et surtout, un supplément de collagène ne remplace ni une alimentation adéquate en protéines, ni la vitamine C nécessaire à la synthèse normale du collagène, ni l’activité physique, ni la protection de la peau contre les UV.
Le collagène n’est pas magique. Mais lorsqu’il est bien choisi, correctement dosé et pris régulièrement, il existe de vraies données scientifiques derrière son utilisation.¹ ³
Références
- Effects of Oral Collagen for Skin Anti-Aging: A Systematic Review and Meta-Analysis — 2023.
- Efficacy and Safety of Collagen Derivatives for Osteoarthritis: A Trial Sequential Meta-Analysis — 2024.
- Et une excellente revue systématique sur les articulations, les tissus conjonctifs et la récupération : The Effects of Collagen Peptide Supplementation on Body Composition, Collagen Synthesis, and Recovery from Joint Injury and Exercise: A Systematic Review — 2021.