Le texte plus bas a été écrit il y a 8 jours: un ami, diabétique de type 2 et aux reins lourdement hypothéqués, ne voulait pas me dire que son médecin lui avait révélé qu'il était en danger de mort subite (reflété par un taux de potassium dans le sang anormalement élevé).
Nous avons fait appel à des experts dans le domaine pour tenter de comprendre et de solutionner. Je savais qu'on pouvait renverser des maladies par l'alimentation. Nous sommes 8 jours après ce changement radical adopté sur-le-champ, il n'avait plus rien à perdre.


Il m'appelle aujourd'hui pour m'annoncer que seulement après 8 jours à manger autrement, son taux de potassium dans le sang est redevenu normal. Réalisez-vous? J'ai le coeur dans la gorge et les yeux remplis d'eau.

Un ami est mal en point. Ses tests sanguins affichent de graves problèmes. Trop de potassium, taux de sucre dans le sang trop élevé et j'en passe. Il ne sait plus quoi manger, on lui propose de faire bouillir des légumes, de jeter l'eau de cuisson, de refaire bouillir les légumes, de jeter une deuxième fois l'eau de cuisson pour ne manger que les résidus d'aliments, dépourvus de tout. On lui demande aussi d'éliminer les aliments qui contiennent du potassium. Un céleri contient du potassium, il ne reste plus grands ingrédients dans le répertoire. Mieux vaut mourir. Je ne sais évidemment pas quoi proposer (et mes jus verts dans une telle situation ne sont pas une bonne idée).

Mon ami est vraiment dévasté: "les nouvelles ne sont pas bonnes du tout et entendre le mot dialyse, ce n’est pas plaisant". J'étais plus positive, curieuse depuis des années d'en connaître sur les bienfaits de l'alimentation adoptée et diffusée ici, je connaissais les possibilités. Pour moi, l'espoir nous attendait. Mais encore fallait-il revoir les notions de base du fonctionnement de nos organes. Je vis dans ce monde de logique, de soin par l'alimentation. Vous me témoignez au quotidien des soulagements de troubles de santé divers en mangeant nos recettes véganes, sans gluten et sans lactose. Mais lorsqu'on a mangé de la viande toute sa vie, qu'un bon fromage c'est donc bon avant le dessert, ce discours a l'effet d'une tornade dans l'esprit. Et on est mieux de bien transmettre les informations, des calculs, des preuves à l'appui.

Brenda Davis, diététicienne et nutritionniste enregistrée, signe neuf livres dont "Defeating Diabetes" qui offre de l'espoir et de véritables solutions aux diabétiques de type 2. Elle divulgue un mode d'alimentation et un style de vie qui fonctionnent vraiment. Je propose qu'on parcoure les principes et données qu'elle expose pour faire des choix éclairés.

Elle en a vu des cas de maladies inflammatoires se renverser par l'alimentation. Je la lis attentivement, j'apprends énormément.

Le diabète est une épidémie. Il faut repartir à 0, remettre les pendules à l'heure. Pour mon ami, tout a commencé par de l'arthrose dans le genou. On lui a donné des anti-inflammatoires qui, avec le temps (on est 15 ans plus tard) ont affecté ses reins (d'où le taux de potassium élevé) ce qui a aussi engendré des complications au niveau du diabète. On lui donne des médicaments à tous les niveaux pour ramener son sang à la normale. Mais le problème reste. Comment s'occuper de la cause pour améliorer sa vitalité, sa digestion et réduire la prise de médicaments?

On s'arrête pour parler nutrition et pour comprendre ce qu'il faut faire, ce qui fait du sens.

La nourriture nous donne de l'énergie. Il y a trois sources:

  • les glucides
  • les protéines
  • les lipides

Qu'est-ce qui est le plus important?

Non, ce ne sont pas les protéines. Elles servent à construire (la peau, les muscles, les cheveux). Comme les pièces de la structure de l'auto. Suivant cette image, les lipides représentent l'huile à moteur: ils nous permettent d'absorber certains nutriments pour nos membranes, notre cerveau (ex.: les lycopènes des tomates passent tout droit s'il n'y a pas d'aliments liposolubles pour les assimiler).

Les glucides (ou sucres) sont la source principale qui nous donne de l'énergie, notre carburant (pour notre cerveau, nos muscles, le système nerveux, nos cellules rouges). Les glucides sont propulsés dans le sang mais ils n'y valent rien, ils doivent entrer dans les cellules: visualiser un couloir, le sang, et plusieurs portes qui le longent, soit les cellules. La clé pour ouvrir ces portes est l'insuline sécrétée par notre pancréas.

Les diabétiques de type 1 doivent s'injecter de l'insuline qui n'est plus produite par leur pancréas.

Les diabétiques de type 2 ont une insuline qui ne fonctionne pas bien (la poignée de porte glisse) pour deux possibles raisons:

  • obésité abdominale (le gras est donc logé autour des organes comme le foie)
  • les triglycérides c'est-à-dire le gras dans le sang

La cause du diabète de type 2 serait lipocentrée: trop de gras autour des organes et dans le sang.

La résultante est trop de sucre dans le sang parce qu'il n'aboutit pas dans la cellule.

Est-ce que la solution est de couper les sucres (glucides)? Doit-on se mettre à manger plus de protéines? La consommation de trop grandes portions de protéines engendre des problèmes rénaux. On ne peut hypothéquer les reins. Ils sont déjà mal en point. Est-ce qu'on mange alors plus de gras? Si on ajoute du gras, l'insuline marchera encore moins bien. Est-ce pour cette raison que les diabétiques restent diabétiques?

Selon Brenda Devis, la solution est de manger juste assez de protéines* (15 %), de bons gras (mais pas trop, 15 à 25 %) et de prendre des glucides de bonne qualité (60 à 70 %) qui entrent doucement dans le sang (des sucres qui se libèrent lentement) pour donner une chance à l'insuline de faire son travail.

Nous sommes chanceux au Québec car nous avons une "disciple" de la méthode de Brenda Davis pour nous recevoir en consultation: Anne-Marie Roy, nutritionniste et fondatrice de la clinique renversante (comme dans renverser les maladies inflammatoires).

... *Cliquez ici pour comprendre les protéines à privilégier et celles qui engendrent des déchets