Je me suis passionnée pour les huiles essentielles et j’ai commencé à les utiliser peu à peu, avec prudence et maîtrise, lors de ma première grossesse. Comme toute maman responsable, soucieuse de bien faire et guidée par l’envie légitime de préserver bébé, j’ai choisi de me/nous soigner uniquement avec des produits naturels bio, vivants et actifs. C’est ainsi que, si la vie m’a offert d’évoluer et de grandir jusqu’ici pour devenir qui je suis aujourd’hui, je le dois à mes trois enfants. 

En olfaction notamment, leurs parfums m’accompagnaient et les stimulaient tout en douceur, jusqu’au 3e mois ; à partir de là, j’ai continué jusqu’au bout de mes grossesses tout en sachant que c’est très tôt que ce crée la connexion intra utérine entre les fragrances et bébé.  (La nidation de l'embryon s'effectue entre le 6e et le 10e jour après fécondation (soit environ 3 semaine d'aménorrhée). C'est le moment où l'embryon s'implante dans la paroi utérine et commence un échange intime avec la mère dans une structure qu'on appelle chorion. Le cordon ombilical lui-même se forme durant la 4e semaine de grossesse.  Au bout de 3 mois, le foetus a déjà une sensorialité et une motricité observables et il mesure aux alentours de 10 cm).

À partir du 4e mois, je faisais également appel à elles pour me protéger des maladies toujours possibles, comme les rhumes par exemple : alors, j’en déposais quelques gouttes, par petites touches sur les ailes du nez uniquement, toujours diluées dans une huile végétale, ou bien évidemment je les incluais dans mes soins rituels beauté pour conserver une peau saine. De plus, pour nourrir l’épiderme de mon ventre, éviter les sournoises vergetures - et ce, malgré l’épreuve du "gonflé-dégonflé" -, j’ai complété les massages avec mon huile de corps et mon fidèle beurre de karité pour entretenir et préserver mon corps.

On me demande souvent : les huiles essentielles sont-elles conseillées aux femmes enceintes (pendant la grossesse et l’accouchement, voire ensuite durant l’allaitement) et peut-on continuer d'utiliser des soins de beauté et/ou parfums qui en contiennent ?

Oui, en conscience et connaissance de cause (et j'ajouterais que c'est tellement préférable de se tourner vers le naturel!)

Veuillez noter que le trio vintage, l'huile de corps et le karité sont sécuritaires. Cependant la Drainante ne doit pas être utilisée et précisons également que Jambes légères et Naturépile ne sont pas dangereuses pour les femmes enceintes mais nous déconseillons leur utilisation sur une base quotidienne.

Voici les mots et explications de Jean-Charles :

''Laissez-vous guider par l’adage populaire qui nous rappelle que « le trop est l’ennemi du bien » : c’est là toute la subtilité pour approcher les huiles essentielles et les utiliser sans aucun souci pour vous et bébé''.

Tout ici est question de bon sens et de sagesse, de dosage et de quantité, de moments choisis et surtout de qualité des matières premières. Car, soyons clairs : aujourd’hui il devient presque possible d’acheter des huiles essentielles chez votre pharmacie du coin ou bien en magasin grande surface. Or, pour un usage santé/bien-être, il est maintenant impératif de privilégier la « qualité médicale », avec au moins deux priorités absolues : exiger la mention « de production biologique » (gage de sérieux et vous assurant du respect de vos légitimes attentes), et connaitre sur le bout des doigts les règles de sécurité pour un usage santé/bien-être précis de l’aromathérapie ; avec ces concentrés de nature particulièrement actifs, il n’est plus question d’évoquer une aimable « médecine douce » mais bel et bien une spécialité pharmacologique dont les produits parfaitement naturels proposent une efficacité santé/bien-être à la fois puissante et tout en légèreté.

Pour vous éclairer, je vous propose une liste d’huiles essentielles adaptée à la grossesse, vers lesquelles vous pouvez vous tourner en toute sécurité et à utiliser avec parcimonie, notamment en olfaction, diffusion, massage… ou même en soins cosmétiques, mais de manière plus occasionnelles : Bois de rose ou Bois de Hô (pour sa production plus écologique), Camomilles romaine et matricaire, Cardamome, Bergamote*, Citron*, Géranium rosat, Lavande vraie, Mandarine verte ou rouge*, Néroli, Orange douce*, Palmarosa, Pamplemousse*, Petit-grain bigarade, Rose, Santal blanc, Rose, Sauge sclarée, Tanaisie annuelle, Ylang-ylang.

Sans jamais oublier les règles d’or !

- Évitez l’exposition au soleil après l’application sur la peau d’huiles essentielles dites « phototoxiques » (irritantes à la lumière solaire), comme les agrumes* indiqués ci-dessus.

. Les huiles essentielles peuvent être potentiellement irritantes ou allergènes. Il est préférable de faire un test allergique avant de les utiliser (appliquez sur le pli du coude 1 à 2 gouttes du produit et attendez 10 à 15 min avant de constater qu’aucune rougeur n’apparaît).

- De manière générale, notamment pour les massages, préférez des huiles essentielles non allergisantes, non caustiques et non phototoxiques, sauf si celles-ci sont défurocoumarinées (les « furocoumarines » sont des molécules naturellement présentes dans certains végétaux et notamment dans les écorces d’agrumes, et que l’on peut isoler puis éliminer d’une huile essentielle pour obtenir une « essence défurocoumarinée »).

- Pour le dosage, prévoyez de 1 à 2% maxi d’huiles essentielles pour 98 à 99% d’huile végétale.

- Espacez les massages à raison d’une fois à deux fois par semaine à partir du 4e mois et sous sur la surveillance de votre médecin traitant et/ou d’un aromathérapeute confirmé.

Voici une liste d’huiles essentielles connues et reconnues pour leur potentielle toxicité cutanée à éviter pendant la grossesse : Anis, Armoise blanche, Camphre, Carotte, Fenouil, Hysope officinale, Lavande stoechade, Muscade, Myrrhe, Persil, Romarins, Sauge officinale, Thuya.

Sans oublier, les huiles essentielles potentiellement allergisantes et irritantes sur le plan cutané, enceinte ou non :

* Risque élevée : Ajowan, Bay de St Thomas, Bouleau, Cannelles, Gaulthérie, Girofle, Laurier noble, Menthe poivrée, Origans, Thym thymol,

* Risque léger : Gingembre, Lemongrass, Litsée citronnée ou Verveine Yunnan, Citronnelle de Ceylan, Mélisse, Poivre noir, Pin sylvestre, Térébenthine, Verveine odorante.

Et enfin, connaissez-vous l’hydrolathérapie ?

Cette utilisation des hydrolats aromatiques et eaux florales, beaucoup plus douce et simple à manipuler, est tout à fait indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.

Alors, osez vous jeter à l’eau… florale !

Et profitez pleinement de leur vertus thérapeutiques et émotionnelles, avec leurs parfums plus délicat pour une application cutanée, voire pour les boire en toute sécurité, juste pour le plaisir qui mène au bien-être. Cette alternative complémentaire et tout aussi sensorielle dorlote maman et bébé en même temps et sans danger aucuns.

Le contenu biochimique des hydrolats aromatiques et eaux florales est à la fois très léger de principes actifs, telle une homéopathie de l’aromathérapie !) et pourtant assez présent et efficace pour donner de belles propriétés santé naturelle. Tous proposent des qualités singulières et spécifiques. Mêlés, ils offrent encore plus de vertus générées par la synergie. Et ils savent répondre à l’ensemble des troubles : des soins de la peau au drainage de l’organisme ; de la stimulation du système sanguin à l’amélioration de la digestion ; du soutien de l’humeur quotidienne à l’apaisement des douleurs… !

C’est cette aromathérapie douce, généreuse et sécurisée que proposent aujourd’hui les produits de la Maison Jacynthe, pour partager la passion du beau et du bon, et afin - pourquoi pas ? - de commencer au plus tôt à initier nos enfants aux richesses et à l’éclat du monde pour un futur qui préserve leur avenir en harmonie avec Dame Nature et notre Terre mère !